J’aurais du publier un article le jour de son anniversaire, c’est vrai, je reconnais ma faute envers le grand maître.
Il faut cependant reconnaître qu’écrire un article sur LE chef d’orchestre du XX e siècle n’est pas une mince affaire… écrire une courte biographie ? constituer une anthologie de ses meilleurs enregistrements ? (avec plus de 800 enregistrements la tâche est un peu difficile).
Comment rendre hommage à un demi-dieu sans tomber dans le déjà vu, lu ou entendu ?
L’un des premiers instincts de l’homme est de trouver “le produit Karajan” qui se vend bien en ce moment… alors inévitablement chacun d’entre nous se dirigera vers sa librairie, son disquaire, pour trouver le dernier livre paru à propos du Maître, complètement hostile ou élogieux à en être douteux, ou une des éternelles rééditions de ses enegistrements phares (rien n’a changé par rapport au CD rangé dans le bac, mis à part que celui ci (le réédité) est posé sur un présentoire, que la boîte est en carton glacé, et que le prix est nettement plus élevé). Cependant il existe, parmi une foule d’objets complètement inutiles, certains ouvrages qui méritent de retenir notre attention, notamment la biographie “Karajan” de Pierre-Jean Rémy, et les quelques DVD où l’on voit Karajan diriger (très instructif pour les apprentis chef d’orchestre!).
Une fois le désir consumériste assouvit, le problème demeure.
S’approcher de Karajan rend humble, il reste un Maître absolu, la célébration se fera en le regardant diriger la Philharmonie de Berlin en attendant de pouvoir le célébrer autrement…
Respects éternels à Maître von Karajan…
de la part de Jules Cavalié admirateur et élève (dans une certaine mesure)
